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Une exposition permanente dans un musée voué à l’autodestruction ? ici nous n’avons évidemment que des expositions temporaires,
peut-être plus temporaires que vous ne le croyez…

actuellement nous accueillons deux artistes exceptionnels : Léon botkin et sa nouvelle collection « détritus », jakob gradus et son installation « délocalisation ».

détritus glorifie l’accumulation, l’entassement, la marchandise : ordinateurs tombés au combat dans la grande course à la puissance de calcul, écrans plats poubellisés à l’avantage de modèles plus récents, gadgets électroniques tombés en désuétude au bout de quelques mois – venez abandonner les dommages collatéraux du progrès technique et assister à leur compactage. mais écoutez plutôt l’artiste : « mon œuvre ne consiste en rien en une critique de la société capitaliste. je ne fais que participer à ma manière au procès d’accumulation du capital : transformer les déchets en art et les revendre au plus offrant c’est mon hommage à la société, ma façon de créer un peu plus d’argent dans le monde, et dans mes poches. »

gradus quant à lui se penche sur la genèse de l’homme post-contemporain : « on a longtemps essayé de métaphoriser la société sous le signe de l’homme, de penser l’organisation sociale aux conditions de l’organisation biologique. il est temps de faire le contraire ! » gradus, radical à son habitude, fait donc de son corps le terrain d’expérimentation de demain : au cours d’un processus de plusieurs mois, les chirurgiens les plus compétents de Yirminadingrad vont délocaliser ses organes tout en maintenant l’artiste en vie. et c’est l’occasion pour tous les amateurs de gestes artistiques et philosophiques d’assister en direct à la création de l’homme nouveau – vous avez déjà manqué l’extraction du rein gauche de gradus, ne ratez pas la suite !